29 points conquis en 12 journées, 31 buts de marqués pour seulement 10 encaissés.
Après avoir étrillé Villarreal (4-0) au Camp Nou, le Barça peut se targuer d’avoir réussi le meilleur début de saison en Liga de son histoire avec un bilan de 29 points pris (sur 36 possible) lors des douze premières journées journées de championnat, ajouté à cela 31 buts marqués et seulement 10 encaissés, des chiffres qui améliorent les meilleures performances jusqu’alors établies dans ce secteur, lors des saisons 2004-05 et 1990-91 à la même date (12ème journée de Liga).
Avec 9 victoires, 2 nuls et une seule défaite, concédée contre le Real Madrid à Santiago Bernabéu (2-0), l’équipe entraînée par Frank Rijkaard totalise donc 29 points, le même nombre qu’il y a deux saisons et en novembre 1990 (sachant qu’à cette époque, la victoire valait 2 points, un total qui aurait été dépassé avec le système actuel qui octroie 3 points au classement par victoire).
Ce qui différencie les trois saisons record ceux sont les chiffres des buts marqués et encaissés, qui sont les meilleurs cette année. Avec 31 buts inscrits, le Barça a tout simplement l’attaque la plus prolifique du championnat d’Espagne, suivi par Saragosse (24), et ce sans l’apport de trois joueurs à vocation offensive, car blessés : Samuel Eto’o, Lionel Messi et Javier Saviola.
Avec 10 buts encaissés, le Barça présente une différence impressionnante de 21 buts, mieux que lors de la saison 2004-05, où ils avaient inscrits 24 buts pour 7 d’encaissés. Et au cours de la saison 1990-91, qui fut la première de Johan Cruyff en tant qu’entraîneur, l’équipe d’alors avait marqué aussi 24 buts mais en avait pris 8.
traduit par Martial Codina Deslin (Marca)
Le milieu de terrain du FC Barcelone prévient que « gagner la Liga ne va pas être une chose facile », car même si l’équipe Blaugrana a repris la tête du championnat au terme de la douzième journée, le FC Séville ainsi que le Real Madrid ne lâchent rien.
« Cette année, nous devons compter avec le Real Madrid, qui se relance, et Séville, qui en plus de gagner, joue très bien. Je pense qu’il va y avoir une lutte à trois jusqu’à la fin », explique Deco.
L’équipe a retrouvé son niveau
L’international portugais souligne néanmoins que le Barça semble « avoir retrouvé son niveau » dans le jeu et que l’équipe s’est adaptée aux absences, plus ou moins longue durée pour blessure, de Samuel Eto’o et Lionel Messi, deux hommes essentiels au schéma offensif de Frank Rijkaard.
« En ce début de saison, nous avons eu beaucoup de blessés et nous avons bien tenu. Recruter ou pas c’est quelque chose qui doit se décider au niveau de la direction du club et des entraîneurs, quant à nous on ne s’en préoccupe pas. Mais en janvier et février, on aura le retour des blessés et, s’il y a des recrues, peut être qu’il y aura trop de joueurs », argumente-t-il.
Peu à peu il va montrer son meilleur niveau
Deco semble peu à peu retrouver sa forme et son niveau de jeu, après un début de saison poussif, à l’image du reste de l’effectif. « Quand je travaille, les choses finissent par arriver. C’est certain que j’ai eu des difficultés. Nous n’avons pas pu nous préparer normalement en pré-saison, parce que nombre de joueurs avaient participé au Mondial allemand, mais ces dernières semaines nous avons pris de nous entraîner dur et, petit à petit on retrouve le rythme et la forme », explique-t-il.
traduit par Martial Codina Deslin (Marca)
Le Real Madrid frappe fort en s'imposant sur le terrain d'un de ses pires adversaires: Valence. L'esprit tactique de Fabio Capello commence à porter ses fruits. A Mestalla, un but de Raúl à la 51ème minute a suffit. Les madrilènes ont ensuite géré le résultat, repoussant avec calme toutes les offensives de Valence.
Ce match était annoncé comme celui des grands blessés. Ronaldo, Beckham, Cannavaro, Helguera, Villa, Morientes et Tavano étaient douteux jusqu'au coup d'envoi. Ajoutons la suspension de Guti côté madrilène. Seuls Cannavaro et Villa ont pu débuter le match. Mais au fil de la rencontre, on a senti que ces deux joueurs avaient forcé pour disputer ce choc du Championnat espagnol. David Villa doit sortir après seulement un quart d'heure de jeu, et Cannavaro sera remplacé à la mi-temps...
Etant donnée l'absence de Guti, c'est au capitaine Raúl qu'est revenue la tâche de créer le jeu dans l'équipe madrilène. Le "7" était épaulé par Robinho et Reyes sur les flancs. Van Nistelrooy était seul en pointe. La blessure d'Helguera a obligé Capello a aligner la défense avec laquelle il a débuté la saison: Ramos et Cannavaro au centre, Salgado et Roberto Carlos sur les flancs.
La première mi-temps est dominée par Valence, même si les occasions les plus franches sont à mettre à l'actif de Van Nistelrooy et Robinho. L'attaquant hollandais a perdu son duel face à Cañizares. Malgré les assauts de Vicente, qui avait remplacé Villa, et de Joaquin, décevant depuis son transfert à Valence, le Real reste solide et repart inlassablement en contre. Le score à la mi-temps est logique: 0-0. La défense madrilène est impassable mais, de l'autre côté, les attaques merengues sont trop rares.
Premier événement de la seconde période: le remplacement de Cannavaro par Alvaro Mejía. Quelques instants plus tard, Reyes récupère un ballon sur le flanc gauche et lance Roberto Carlos. Le Brésilien ridiculise toute la défense de Valence par sa pointe de vitesse. Sa passe en profondeur pour Raúl est envoyée au fond des filets par le capitaine. Raúl a été le meilleur madrilène sur la pelouse. Après l' ouverture du score, son travail défensif a été exceptionnel.
Confiant, le Real Madrid oublie d'attaquer après le but de son capitaine. Capello fait entrer De La Red pour aider Diarra et Emerson dans la zone de récupération. De son côté, Quique fait monter Tavano et Hugo Viana pour tenter de revenir au score. Mais le score ne bougera plus.
C'est en gagnant des matches pareils que le Real peut gagner le Championnat. Après avoir battu le Barça, le Real remporte le deuxième choc de la saison. Même si le beau football n'a pas été au rendez-vous. Victoire à l'Italienne...
FC Valence: Cañizares, Miguel, Ayala, Albiol, Curro Torres (Hugo Viana,m.81), Joaquín, Baraja, Pallardó (Tavano,m.72), Silva, Angulo; Villa (Vicente, m.15).
Real Madrid: Casillas, Michel Salgado, Sergio Ramos, Cannavaro (Mejía,m.46), Roberto Carlos, Robinho (De la Red, m.68), Diarra, Emerson, Reyes, Raúl, Van Nistelrooy.
But: Raúl (51')
écrit par Guillaume Delle Vigne
L’Équipe est le quotidien sportif de référence en France et son site Internet, lequipe.fr, est aujourd’hui un des poids lourds de la toile. Rédacteur en chef du prestigieux site français, Stéphane Bitton a accepté de répondre à nos questions.
Pouvez-vous brièvement vous présenter pour nos internautes ?
Je suis le rédacteur en chef de L'Equipe.fr depuis juin 2003. Je suis rentré à L'Équipe en 1997 comme pigiste à la rubrique football. En septembre 1998, j'ai intégré le pôle multimédias qui allait devenir la structure du site Internet du journal L'Équipe. Aujourd’hui, www.lequipe.fr est le premier site média en langue française, avec près de 300 millions de pages vues par mois.
Barcelone se fait parfois peur depuis le début de la saison, notamment en Ligue des Champions. En Liga, les Catalans sont aux avant-postes. Comment analysez-vous le jeu du Barça depuis l’entame du championnat ?
Les joueurs de Frank Rijkaard n'ont pas retrouvé la fluidité et l’aisance dans le jeu qui faisaient d'eux l'équipe la plus redoutée du continent européen. Toutefois, pour avoir vu leurs récentes prestations face à Valence et au Real Saragosse, ils ont de beaux restes !
Que pensez-vous du début de Lilian Thuram ? Encore titulaire en Équipe de France mais toujours remplaçant à Barcelone…
Le challenge est intéressant pour lui. Lilian n'a plus rien à prouver dans le milieu du football et il se retrouve dans l'un des meilleurs clubs du monde. La charnière centrale composée de Marquez et Puyol est "intouchable". Mais la saison est longue surtout dans un club comme le Barça et les occasions ne vont pas manquer. Et, je fais confiance à Thuram pour ne pas louper la chance qui risque de se présenter à lui.
La première phase de la Ligue des Champions va s’achever. Quel sont vos favoris ?
Je sais, par expérience, que les favoris d'automne ne sont pas forcément ceux du printemps. L'heure de Lyon finira bien par arriver, peut-être cette année. Mais Chelsea, Manchester, les deux clubs de Milan et le Bayern Munich seront, comme tous les ans, de sacrés concurrents pour le Barça.
A la rédaction de l’Équipe, après les équipes françaises, vous êtes beaucoup à supporter le Barça ?
Notre métier nous "oblige" à garder une certaine déontologie et un rôle neutre dans le commentaire et la vie des clubs. Mais chacun a eu un avant journalisme et garde dans son coeur de jeunesse une place à part pour certains clubs. C'est mon cas pour le FC Barcelone qui représente plus qu'un club de football, "Mes que un club" comme disent mes amis Catalans. Et puis mon meilleur ami est socio... au Real Madrid!!
Lyon est de nouveau très en forme. Ils ont notamment battu le Real Madrid il y a quelques semaines et partagé les points à Bernabeu. Selon vous, quelle peut-être l’issue d’une rencontre entre Lyon et Barcelone ?
Aujourd’hui, et je dis bien aujourd’hui, Lyon me semble être la meilleure formation européenne. Cela ne veut pas dire que les joueurs de Gérard Houllier gagneront la Ligue des Champions en mai prochain mais je crois qu’ils pourraient, sur leur forme actuelle, prendre le dessus sur le FC Barcelone.
Que vous inspire la nouvelle équipe madrilène version Capello ?
Elle a forcément un certain potentiel avec des attaquants comme Raul, Robinho et Ruud van Nistelrooy. De plus, elle s'est renforcée là où elle pêchait lors des deux dernières saisons, c'est-à-dire dans le secteur défensif avec l’arrivée d’Emerson, Mahamadou Diarra et de Fabio Cannavaro sans oublier Fabio Capello aux commandes avec toutes sa rigueur... italienne.
Un mot sur Frank Rijkaard ?
Je l'appréciais énormément comme joueur sous les couleurs de l'Ajax Amsterdam et du Milan AC. Il possédait un physique exceptionnel doublé de grosses qualités techniques. Il faisait partie des meilleurs joueurs mondiaux des années 90. Au Barça tout lui réussi. Deux Ligas et la compétition reine du football, la Ligue des Champions.
Qu’est-ce qu’il manque au championnat de France pour égaler un championnat comme la Liga ? Les stars françaises partent-elles trop vite ?
Très probablement un « passé », une continuité, de nombreuses victoires sur le continent européen et beaucoup de joueurs de classe Mondiale. En France, les bons clubs du passé ont aujourd’hui quitté le devant de la scène. Reims, Lille, Nice voire Saint-Etienne et Bordeaux ne sont plus ce qu’ils étaient. Paris-SG, vainqueur d’une c2 en 1996 et finaliste l’année suivante, reste aujourd’hui un mystère. Seul Marseille passe plus ou moins bien les décennies mais 13 ans sans titre (la c1 1993), ce n’est pas digne d’un Grand d’Europe. Bref, aucune équipe française n’a l’Aura des grands clubs Anglais, Allemands, Italiens ou Espagnols comme le FC Barcelone entre autres.
Lionel Messi est actuellement blessé pour de nombreuses semaines. Giuly s’apprête donc à jouer davantage. Que pensez-vous du parcours de l’ailier français et de ses performances actuelles ?
Avec le même statut, Ludovic Giuly a finalement beaucoup joué la saison passée. Il est confronté à la concurrence dans un grand club européen comme le FC Barcelone, il connaît la règle, elle semble lui convenir. Il fait souvent parler son opportunisme lorsqu’il rentre en cours de partie. Et puis, la saison est longue…
Fabio Cannavaro est le nouveau Ballon d’Or. Pour qui auriez-vous personnellement voté ?
Sans hésitation pour Ronaldinho, Eto’o et Henry dans l’ordre. Ronnie est, de loin, le meilleur joueur du monde et le seul à pouvoir réussir certains gestes. Ceux qui font rêver. Une Ligue des Champions, une Liga et quoi qu’on en dise automne des plus honnêtes, je pensais que cela lui suffirait pour conserver son titre. Mais les journalistes européens ne lui ont pas pardonné son « absence » pendant la Coupe du monde disputée en Allemagne.
Un mot sur Ronaldinho et ses prestations depuis le début de la saison ?
Ronnie avait mis la barre très, très haut la saison passée. Son rendement depuis le début de la saison est, certes, moins performant mais je ne connais pas un club au monde qui refuserait d’engager, s’il en avait les moyens, un joueur comme ce génie brésilien même à son niveau actuel !
Pour terminer, un mot sur notre site. Quand vous avez reçu notre demande d’interview, vous connaissiez le site ? Une fois découvert, comment l’avez-vous trouvé ?
Votre site est bien fait, il est exhaustif sur ce vaste sujet qu’est le FC Barcelone. Son contenu est riche. De plus, il a le grand mérite d’être en Français. On y trouve d’autres informations sur les grandes compétitions, c’est un vrai plus. Je m’y étais déjà rendu grâce aux résultats obtenus sur un célèbre moteur de recherche !! Alors longue vie à www.fc-barcelone.com !
propos recueillis par Diego Tasso






